Il est bien difficile d’établir des règles efficaces dans un lieu où tout le monde vient mais qui n’appartient à personne. Des règles sont pourtant indispensables pour garantir aux internautes le plus de liberté possible avec le minimum de risques.
Le Conseil de l'Europe a, pour cette raison, adopté la Convention de Budapest contre la cybercriminalité le 23 novembre 2001. Ce traité offre les seules lignes directrices internationales reconnues concernant les moyens de protéger la liberté, la sécurité et les droits de l'homme sur internet.
Etant donné que la technologie évolue beaucoup plus vite que les réponses juridiques, il faut constamment relever les nouveaux défis, souvent liés à des problématiques de protection des données, comme l'accès transfrontalier des services répressifs aux données et l'échange d'informations entre les secteurs privé et public.
Les mesures contre les abus sur enfants commis en ligne sont aussi de la plus haute importance. Dans beaucoup de pays, l'insuffisance ou l'incompatibilité des législations reste un obstacle majeur au bon déroulement des poursuites internationales à l’encontre des auteurs de telles infractions. En novembre 2011, Le Conseil de l'Europe et le Groupe de travail virtuel international ont signé, dans le cadre de la stratégie globale d’Interpol, un accord de coopération visant à rendre internet plus sûr pour les enfants et à lutter contre les abus sexuels en ligne dont ils sont victimes.
Tous ces enjeux ont été examinés à la conférence annuelle sur la cybercriminalité qui s'est tenue du 6 au 8 juin 2012 à Strasbourg.