Déclaration

L’Europe fait un pas décisif vers la protection des droits des femmes, selon le Secrétaire Général Thorbjørn Jagland
La déclaration du Secrétaire Général suite à la dixième ratification de la Convention d’Istanbul
 

Strasbourg, 22 avril 2014

L’Andorre est devenue aujourd’hui le dixième Etat membre à ratifier la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, ce qui signifie que le traité entrera en vigueur le 1er août pour tous les pays qui le ratifient.

La convention, qui est le premier ensemble de normes juridiquement contraignantes visant à prévenir et à combattre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique en Europe, fait obligation aux Etats parties de prévenir la violence, de protéger les victimes, de poursuivre les auteurs de violences et de coordonner les mesures dans le cadre de politiques globales.

L’une de ses grandes forces est d’établir un groupe d’experts indépendants qui évaluera, dans ses rapports, dans quelle mesure les Etats parties respectent les normes définies.

Tout juste trois ans après son ouverture à la signature à Istanbul (d’où son nom de « Convention d’Istanbul »), dix de nos Etats membres se sont engagés sur une longue route, dont le but est la pleine mise en œuvre de la convention.

J’appelle tous les Etats membres qui ne l’ont pas encore fait à signer et ratifier cette convention pionnière, à laquelle on doit d’ores et déjà de grands changements. Elle offre aux Etats parties une occasion unique de briser le silence et les tabous autour de toutes les formes de violence faite aux femmes. Elle est en train de devenir une référence en Europe et ailleurs, car le catalogue de mesures qu’elle prévoit est le plus complet au monde dans ce domaine.

J’espère que, sous l’œil vigilant de la société civile et des parlements nationaux, les Etats parties mettront tout en œuvre pour améliorer la vie des innombrables femmes et  jeunes filles qui, hélas, subissent des violences simplement en raison de leur sexe − et faire en sorte qu’elles jouissent du plus fondamental de tous les droits de l’homme : celui de vivre à l’abri de la peur et de la violence.